Trente bougies pour Manitou Benelux

Créée en 1991, Manitou Benelux devait fêter son trentième anniversaire en 2021. Mais le coronavirus est venu jouer les trouble-fêtes. Il a donc fallu attendre la fin mai 2022 pour assister à une conférence de presse organisée pour fêter cet anniversaire. Jean Rouault, Vice-président du département ventes pour le nord de l’Europe, est venu faire le point sur les activités et les perspectives du groupe Manitou. Stefaan Forret, Directeur général Benelux, a ensuite dévoilé avec ses collègues ce que nous pouvons attendre du constructeur français dans le futur proche.

Texte et illustrations : Seppe Deckx

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Jean Rouault a commencé par égrener quelques chiffres pour situer Manitou à l’échelle mondiale : la marque française compte aujourd’hui 4.500 collaborateurs, 1.050 distributeurs et plus de quatre cents modèles. « Notre groupe est présent dans trois secteurs : la construction, l’agriculture et l’industrie. Pour le Benelux, ces trois branches représentent respectivement 68, 22 et 10 pour cent du chiffre d’affaires. Notre stratégie pour les années à venir fait la part belle à la transition vers plus de modèles électriques. Nous allons également investir dans presque tous nos sites de production. Notre carnet de commandes est bien rempli, mais le revers de la médaille est que les délais d’attente sont montés parfois jusqu’à dix-huit mois pour certaines machines spécifiques. Les moteurs et les composants électroniques constituent de sérieux goulets d’étranglement. Nous avons cependant trouvé de nouvelle sources d’approvisionnement pour ces derniers, et nous n’attendons plus de problèmes de ce côté. »

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Stefaan Forret, Jean Rouault et Filip Andries ont répondu aux questions de la presse présente.

Trente-quatre mille machines déjà vendues

Stefaan Forret a ensuite fait le bilan de trente ans de Manitou Benelux. « Manitou Benelux a été lancée en 1991. D’abord baptisée Mantrec, c’était la troisième filiale étrangère du groupe. Au cours de ces trois décennies, les moments clés ont été le lancement du premier chariot télescopique rotatif MRT en 1993 et l’inauguration de nos nouveaux bâtiments à Perwez, où nous sommes toujours aujourd’hui. En 2016, nous avons vendu notre vingt-millième machine. Il est important de savoir aussi que les machines qui quittent l’usine depuis 2019 sont connectées à notre réseau. Nous pouvons donc suivre leurs données à distance. Le nombre de machines vendues a évidemment explosé, passant de 63 la première année à plus de deux mille en 2021. La semaine dernière, nous avons facturé notre trente-quatre millième engin. »

Extension de la gamme

Ces prochaines années, Manitou va miser sur la vente de solutions plus que sur la vente de machines proprement dite. Tendre vers le zéro émission et optimiser la sécurité sur les chantiers sont deux autres priorités du groupe, tout comme améliorer la connectivité et étoffer notre gamme de produits. Manitou a d’ailleurs déjà levé un coin du voile en ce qui concerne cette extension. C’est ainsi qu’un télescopique ultraléger, un télescopique lourd et plusieurs modèles électrifiés seront lancés courant 2022, tandis que deux gammes seront remplacées. D’autres nouveautés seront également dévoilées du côté des outils, car un Manitou doit en fait être considéré comme un porte-outils.

Pesant moins de 3,5 tonnes, le chargeur ultra-léger Manitou (ULM) mesurera moins de 1,5 mètre de large et moins d’un 1,90 mètre de haut. Ce sera donc un engin idéal à transporter sur une remorque. Il se déclinera en deux modèles : le 412 et le 415, tous deux dotés d’une vitre de toit en polycarbonate. Pour l’agriculture, Manitou pense lancer son MLT 850 au cours du quatrième trimestre de cette année. Le marché est en effet demandeur d’une machine performante mais adaptée aux travaux agricoles. Le coût total de possession (CTP) de l’engin sera intéressant, notamment grâce à un nouveau système de direction inédit sur un télescopique.

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L’ULM peut être transporté sur une petite remorque